Œuvre fascinante où se mêlent comédie, drame et fantastique, Don Giovanni demeure l’un des sommets de Mozart. Sous la direction de Julien Chauvin, Le Concert de la Loge en offre une interprétation orchestrale et vocale de premier plan. Celle-ci redonne toute sa force dramatique à ce chef-d’œuvre, magnifié ici par une mise en scène épurée de Jean-Yves Ruf, au plus près des personnages et de leurs vertiges.
Créé à Prague en 1787, Don Giovanni est l’un des opéras les plus accomplis de Mozart. En s’emparant de la légende du séducteur impénitent, le compositeur signe une œuvre d’une extraordinaire richesse, où le rire côtoie sans cesse l’inquiétude, où le désir, le pouvoir et la mort se répondent dans une partition d’une inépuisable inventivité. Du célèbre air du Catalogue aux derniers instants du festin, Mozart fait alterner virtuosité vocale, ensembles d’une prodigieuse intensité et pages orchestrales d’une remarquable puissance dramatique.
Julien Chauvin renoue là avec l’un de ses compositeurs de prédilection. Joué sur instruments d’époque, Don Giovanni retrouve toute la vivacité de son écriture, la transparence de ses couleurs orchestrales et l’élan théâtral qui irrigue chaque scène. La distribution de jeunes chanteurs réunie par l’Arcal, composée d’interprètes déjà remarqués sur les grandes scènes françaises et européennes, offre à cette production fraîcheur, énergie et engagement dramatique.
A la mise en scène, Jean-Yves Ruf choisit de s’affranchir du simple mythe du libertin pour s’intéresser à la complexité des rapports humains, entre séduction, manipulation et quête de liberté. Dans un dispositif volontairement sobre, qui réunit chanteurs et musiciens dans le même espace scénographique, sa lecture sensible révèle toute la modernité d’un chef-d’œuvre qui, plus de deux siècles après sa création, continue d’interroger avec une troublante acuité les désirs et les contradictions de l’âme humaine.
D’une homogénéité exceptionnelle, la distribution réunit des chanteurs époustouflants, sur le plan vocal et théâtral.
Le Monde, Pierre Gervasoni
Jean-Yves Ruf a réinventé un mythe et le rend encore plus légendaire. […] Il nous semblait redécouvrir un bijou inconnu de Mozart.
Diapason
Il aura fallu le chef et violoniste Julien Chauvin et le metteur en scène Jean-Yves Ruf […] pour donner au Don Giovanni de Mozart un éclat, une ardeur, un brio et une fraîcheur éblouissants.
Le Nouvel Obs, Jérôme Garcin
Mozart et Da Ponte s’offrent à l’état chimiquement pur et nous tiennent en haleine au cours d’une soirée d’une fluidité et d’une énergie incroyables.
Concertclassic, Hélène Adam



