La Vie est une fête est une plongée aussi hilarante que vertigineuse dans les folies de notre époque. Fidèles à leur humour trash irrévérencieux et à leur sens de la démesure, Les Chiens de Navarre signent une comédie féroce où le rire surgit là où on l’attend le moins, entre pitreries surréalistes et gravité politique.
Dans un hôpital psychiatrique en crise défilent les symptômes d’une société en perte de repères : une quadragénaire en manque d’amour qui cherche la solution à sa déprime chez une chirurgienne esthétique, un boomer mis à la porte de sa propre société par deux jeunes loups de la start-up nation, un ministre en campagne électorale, une groupie traumatisée par la mort du chanteur Christophe, des parlementaires qui se lancent dans une bataille de propos orduriers… D’une salle de l’Assemblée nationale aux urgences psychiatriques, le spectacle traverse les contradictions, les violences et les absurdités de notre monde avec une liberté jubilatoire.
Créé à partir d’improvisations des comédiennes et comédiens, La Vie est une fête alterne situations burlesques, satire politique et moments d’une profonde humanité. Le grotesque côtoie l’émotion, la farce souvent potache révèle les failles de notre époque, et derrière l’excès et le cocasse affleure une question essentielle, voire existentielle : qu’est-ce qui nous permet encore de tenir debout dans un monde qui vacille ?
Depuis plus de vingt ans, la compagnie dirigée par Jean-Christophe Meurisse bouscule les conventions avec un théâtre aussi libre qu’inventif. Sans tabou, mordant mais profondément humain, La Vie est une fête est une expérience théâtrale intense où l’on rit beaucoup, parfois jaune, avant de se laisser surprendre par une tendresse inattendue.
Les Chiens de Navarre n’ont que faire de la bienséance et excellent dans les moments qui partent en vrille.
Le Monde, Sandrine Blanchard
Un grand moment d’humour.
Le Figaro, Étienne Sorin
Un feu d’artifice d’humour très noir… et cathartique.
Les Échos, Philippe Chevilley



