Deux reines se font face et se combattent, jusqu’à la mort. Dans Marie Stuart, Friedrich von Schiller (1759-1805) rejoue les derniers jours de la souveraine d’Écosse, emprisonnée et condamnée à la peine capitale par Élisabeth Ièʳᵉ d’Angleterre. Un grand classique du théâtre allemand, magnifiquement mis en scène par Chloé Dabert.
La rivalité de ces deux souveraines a marqué au fer rouge le XVIe siècle. D’un côté, Marie Stuart, reine d’Écosse catholique, grande amoureuse, qui vécut ses dernières heures derrières les hauts murs du château de Fotheringhay, où elle a été maintenue captive dix-huit ans avant d’être exécutée. De l’autre, Élisabeth Ièʳᵉ d’Angleterre, monarque protestante, célibataire endurcie, persuadée que sa cousine complotait contre son pouvoir. Elle la laissa périr sous les coups de hache imprécis d’un bourreau ivre, offrant à l’histoire européenne l’une de ses pages les plus théâtrales.
En 1800, le grand écrivain allemand Friedrich von Schiller s’est emparé de ces faits historiques pour imaginer une tragédie au suspense haletant. Grand spectacle de troupe, la mise en scène de Marie Stuart présentée par Chloé Dabert est à la fois tout en nuance et tout en vivacité. Elle éclaire de splendides clairs-obscurs les dilemmes politiques, religieux et personnels qui opposèrent en leur temps les deux reines. Cette traversée passionnante des balancements et des sursauts d’une mise à mort annoncée est un pur plaisir de théâtre. Un plaisir magnifié par la présence de deux comédiennes bouleversantes : Bénédicte Cerutti et Océane Mozas.
Du théâtre à l’état pur.
Le Monde, Joëlle Gayot
Une mise en scène envoûtante.
Télérama, Fabienne Pascaud
Une Marie Stuart impériale.
Le Figaro, Nathalie Simon








