Au Cap, l’école de cirque social Zip Zap forme depuis plus de trente ans des jeunes venus de tous horizons. Avec Moya, dix de ses diplômés racontent en acrobaties, en danse et en musique les rêves, les combats et les espoirs d’une génération sud-africaine.
Au centre de la piste, une silhouette en haillons tend la main vers les ombres qui passent. Ce marginal cherche sa place, court après les autres, imite leurs gestes et bascule peu à peu du désespoir au burlesque. Une corde à linge tendue au fond plante le décor d’un quartier populaire. Autour de lui, neuf complices font surgir un tourbillon de voltiges, de portés et d’acrobaties.
Les corps s’élèvent aux sangles, tournent dans la roue Cyr, s’enroulent au tissu, jonglent et se rattrapent comme s’ils ignoraient la pesanteur. La danse prend le relais des agrès. Le pantsula, né dans les townships, et le gumboot, inventé par les mineurs sud-africains, électrisent le plateau sur les musiques métissées de Josh Hawks, cofondateur du groupe Freshlyground.
Derrière la virtuosité affleure une aventure humaine. Issus de Zip Zap Circus, la compagnie professionnelle de l’école de cirque social fondée au Cap en 1992, les dix interprètes puisent dans leurs parcours une énergie communicative. Chacun révèle sa singularité dans un solo avant de rejoindre l’élan collectif. Né pendant la pandémie sous la forme d’un film acrobatique plusieurs fois récompensé, Moya célèbre la solidarité, la persévérance et la joie de construire ensemble.
Un spectacle à la fois enjoué, imaginatif et fédérateur.
Libération
Zip Zap fait s’élever les corps et les âmes.
Les Trois Coups, Léna Martinelli
La force intense de la cohésion d’un groupe uni et généreux.
Madame Figaro







