Dirigé remarquablement par Victor Julien-Laferrière, l’Orchestre Consuelo nous offre un programme vertigineux mêlant fougue, virtuosité et lyrisme. De la puissance évocatrice de Mazeppa de Liszt aux éclats brillants des Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov, jusqu’à l’ampleur orchestrale de la Grande symphonie de Schubert, ce concert promet une expérience saisissante.
Le jeune et généreux Orchestre Consuelo, mené avec passion par le violoncelliste Victor Julien-Laferrière, star internationale de son instrument, signe un programme aux allures de tour de force, traversant le romantisme européen dans toute sa flamboyance. En ouverture, Liszt plante le décor avec Mazeppa, poème symphonique inspiré de la légende du héros ukrainien. La partition déploie un souffle dramatique puissant, entre tourment et exaltation, que l’orchestre rend avec une précision galvanisante et un sens du récit particulièrement affûté.
Place ensuite au talentueux soliste, Jean-Frédéric Neuburger, pour les célèbres Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov, véritable feu d’artifice pianistique. Sublimée par l’écoute complice entre soliste et orchestre, l’œuvre trouve ici un équilibre exemplaire, dans une conversation aussi sensible qu’électrisante.
En seconde partie, Schubert clôt le concert avec sa monumentale Symphonie n°9 en ut majeur, dite « La Grande ». L’Orchestre Consuelo en souligne la profondeur rythmique, la richesse des textures, la générosité mélodique et l’élan presque orchestralement chorégraphique. À travers ce parcours, l’ensemble affirme son identité : un souffle neuf, une énergie collective rare, et une lecture toujours habitée des chefs-d’œuvre du répertoire.
Concertclassic Alain Cochard
Classiquenews.com Alexandre Pham
La Terrasse Jean Lukas



